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Les chaînes qui nous emprisonnent et nous empoisonnent

26 Juil

Enfant, on grandit et on se construit dans un schéma familial composé de nos parents, nos frères et sœurs. Il y aussi nos grands parents, oncles et tantes, cousins et cousines… On se fraye un chemin parmi tout ce petit monde, on s’adapte d’une façon ou d’une autre dans un seul but : exister !

Moi j’ai existé en me fondant dans le décor, en ne faisant pas de vague. Je me suis adaptée en faisant toujours ce que les gens attendaient de moi, en disant ce que les gens voulaient entendre. Un vrai petit soldat. C’était ma façon d’obtenir l’amour de mes proches, leur reconnaissance… Ma façon d’exister à leurs yeux!

Tout cela s’installe naturellement. Ça fait partie de nous. Pire encore, ça définit qui on est pour les autres. Et jusqu’à un certain point ça définit aussi ce qu’on pense être. On le vit plus ou moins bien, mais sans jamais se douter des raisons qui nous conduisent à cet état de mal-être.

Dans ce schéma familial, ce sont souvent les mêmes histoires, les mêmes disputes, les mêmes ressentis, les mêmes souffrances, chacun des protagonistes jouent inlassablement le même rôle…. jusqu’au jour où une énième goutte d’eau vient faire déborder un vase pourtant plein depuis longtemps. Pour moi c’était il y a 1 an et demi, et en débordant, ce dernier a déchainé un vrai tsunami d’émotions. Une vague, vieille de 30 ans, chargée de souffrances et de frustrations, devenant chaque fois un peu plus grande,un peu plus forte, un peu plus destructrice, a déferlé sur ma vie. Et personne ne l’avait réellement vu venir. Pas même moi!

Cette vague, elle m’a emmené directement au fond.
Le fond c’est un endroit sombre et presque irrespirable, tellement opprimant qu’on voudrait que cela cesse au plus vite, par n’importe quel moyen. Dès lors, on comprend que les choses ne seront jamais plus pareilles. Le fond c’est le point de non retour. Soit tu y restes, soit tu prends un virage à 180 degrés.
J’y suis restée quelques jours , incapable d’agir, immobiliser par la peur, l’angoisse et le poids terrible qui pesaient sur mon cœur. Et puis j’ai décidé que plus jamais je ne laisserai un tsunami s’abattre sur ma vie, détruisant tout sur son passage.

Comme toute zone sinistrée, j’ai appris à me reconstruire, entourée de personnes qui m’ont apporté toute leur expertise pour bâtir des fondations solides qui, j’espère, résisteront au temps et aux intempéries. J’en ai surtout profité pour gratter un peu autour des ruines de la personne que j’étais et cela m’a permis d’en apprendre plus sur moi en 1 an que ce que je croyais savoir depuis 30 ans. J’ai donc tiré profit de cette nouvelle lumière sur ma vie pour construire quelque chose d’harmonieux, le « vrai moi »!

Ce nouveau « moi » est libre. Libre de dire, libre de faire, libre d’exister au sein de ma famille et plus largement de mon environnement. Je ne fais que les choses qui me font réellement plaisir. Je ne me force plus, je ne fais plus semblant, je ne fais plus non plus sous le poids du chantage affectif. Je fais les choses parce que j’en ai envie et que j’en retire une satisfaction personnelle.

Certains appelleront cela de l’égoïsme, moi j’appelle ça La Liberté!

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