Mon psy m’a dit #1 : introduction

14 Oct

source : Corbis

« Celui qui connaît les autres est intelligent.
Celui qui se connaît lui-même est sage »
Lao Tseu

Cet article est le 1er d’une série que j’espère longue et enrichissante pour vous, lectrices (et lecteurs?)

Il est né d’un petit « ras-le-bol » : le fait qu’aller voir un psy est toujours un sujet tabou en 2011. Pire! Nombreux sont ceux qui pensent encore que consulter un psy-chiatre/-chologue/-chanalyste c’est parce qu’on est fou/folle.
Alors qu’on ai pu avoir ce genre de préjugés à l’époque de nos grands-parents je peux le comprendre, à l’époque de nos parents un peu moins, mais alors de nos jours…. c’est vraiment honteux!

La réflexion qui m’a le plus hérissé le poil a été d’entendre dire que « les personnes qui allaient voir un psy c’est parce qu’ils n’avaient pas d’amis ». Oui parce que c’est bien connu, les amis sont :

  1. super objectifs
  2. sans partis pris
  3. spécialistes du fonctionnement de notre état émotionnel, de ses tenants et ses aboutissants

Bref, tout cela a eu raison de mon détachement et aujourd’hui je veux faire entendre ma voix. Je fais partie de ces personnes qui consultent un psy (en fait c’est une femme mais ce détail n’a pas vraiment d’importance), qui l’assume et le revendique car ça m’a apporté sérénité et harmonie intérieure.

Ne nous voilons pas la face. On court tous et toutes après le bonheur, on a tous et toutes des angoisses, des phobies, des dysfonctionnements qui nous empêchent de l’atteindre réellement et durablement.
Consulter un professionnel c’est faire preuve de courage et de force, ce n’est en rien une démarche de faiblesse. Parce que croyez-en mon expérience, ça demande un sacré cran de se regarder dans le miroir, d’accepter cette image, de se remettre en question et de sortir de sa zone de confort.

J’espère que cette rubrique grandira de vos commentaires, suggestions mais aussi de votre enthousiasme à découvrir les thèmes qui y seront abordés. J’envisage de vous livrer un nouvel épisode tous les 15 jours mais comme la qualité importe bien plus à mes yeux que la quantité, je m’engage surtout à vous fournir des sujets approfondis.


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15 Réponses to “Mon psy m’a dit #1 : introduction”

  1. mamanblog 14 octobre 2011 à 10:14 #

    Pour ma part, ma mère m’a fait consulter qd mon grand- père est mort… Je n’y suis allée que 3 fois car je trouvais le psy un peu flippant. Je pense qu’on aurait tous besoin de se rendre chez un psy mais il faut faire attention avec ce genre de spécialiste,
    Ma meilleure amie en a rencontré un il y a 7 ans car pb pour avoir un bébé, bref, je te passe les détails, depuis ça lui a fait remonté pleins d’angoisses et elle est encore plus mal qu’avant. Je pense que quand tu mets un pied dans ce genre d’analyse tu peux te bruler les ailes et faire sortir touts tes démons, après il faut arriver à les surpasser ce qui peur prendre quelques années.
    Pour vivre heureux, voilons-nous la face (non, je déconne ! )

    • Chez Laet 14 octobre 2011 à 10:37 #

      Je trouve ton témoignage très intéressant à différents niveaux et t’en remercie.
      Les psy, comme pour tous les métiers du monde, tu en as des bons et des mauvais, et je te rejoins sur le fait que certains puissent paraitre « flippant » ou en tout cas avec qui un patient ne se sente pas du tout à l’aise. Je rebondirais donc en précisant qu’on ne trouve pas toujours le bon du 1er coup. C’est un peu comme quand tu cherches un gynéco ou une dermato… tu y vas un peu au pif et parfois tu repars en courant 🙂 Ce à quoi il faut donc faire attention à mon sens, c’est de ne pas persévérer avec un professionnel (quel qu’il soit) avec lequel on ne sent pas à l’aise (surtout quant cela touche à son intimité -physique ou morale) Personnellement, j’ai connu plusieurs thérapeutes, des bons et des moins bons.
      Pour ce qui est de faire « ressortir » les démons, c’est tout à fait vrai. Les problèmes que nous constatons dans notre quotidien ne sont que la partie visible de l’iceberg et prennent racine dans des blessures très anciennes et souvent profondément ancrées. Donc il est vrai, en tout cas pour ma part, que j’ai pu avoir des périodes de beaucoup moins bien au début de la thérapie, mais une fois que toute la « merde est ressortie » on peut commencer à faire le ménage. C’est un peu comme balayer autour d’un meuble sans jamais aller dessous ce qui s’y cache. C’est aussi pour ça que ça demande du courage. Le courage d’aller plus loin pour ne pas s’arrêter à cette phase souvent douloureuse, mais explorer un plus longtemps pour arriver à accepter et avancer.
      Après loin de moi l’envie de convaincre la terre entière d’aller consulter (mais vraiment certains en aurait besoin) 🙂 🙂 j’ai déjà assez à faire avec mon propre cas!

  2. Claudia etc 14 octobre 2011 à 11:29 #

    Je n’y suis jamais allée mais j’en avais ressenti le besoin quand j’étais ado…mais j’ai trouvé les bonnes personnes qui ont su m’écouter et me comprendre. J’ai de bons et de mauvais échos sur la question…donc à chacun de voir les bienfaits qu’il en ressent. 😉

    • Chez Laet 14 octobre 2011 à 15:31 #

      Entamer une thérapie c’est avant tout parce qu’on ne se sent pas épanouie dans sa vie, quelque soit les raisons à ce mal être. Il y a des gens qui se sentent bien et heureusement d’ailleurs 🙂
      Et d’autres qui ne sont pas heureux mais qui refoule ce malaise ou cherche des excuses dans leur environnement, et là c’est dommageable pour eux.
      Ensuite c’est une question de feeling et c’est vrai que si on tombe sur un thérapeute qui ne nous convient pas, on n’a plus l’impression de ramer dans la boue que d’avancer.
      D’où l’importance de ne pas tout laisser tomber mais plutôt d’essayer un autre professionnel 🙂
      Et enfin, je voulais surtout mettre en avant le fait que chacun fait comme il le ressent mais qu’il n’y a ni honte, ni taboo, ni gêne à avoir parce que l’on décide de se faire aider… ce qui, a priori, n’est pas si évident dans notre société
      En tout merci pour ton témoignage ma belle

  3. Lily 14 octobre 2011 à 11:38 #

    Quitte à en reparler, je pense que c’est important le choix d’une psy ou d’un psy. J’en connais qui n’y ont pas pensé, et qui ont compris trop tard que le genre de son psy peut tout changer.
    Parce exemple, moi c’est une femme. Et ça me parait indispensable sachant que je veux régler un problème de féminité, et d’image, de confiance et de couple. Je pense qu’un homme ne m’aurait pas compris ou alors je n’aurais pas été réceptive à ce qu’il m’aurait dit.

    • Chez Laet 14 octobre 2011 à 15:34 #

      Salut Lily, en effet, je pense que le choix est primordial. et je suis ravie que tu témoignes de ton expérience!
      Quand on trouve un thérapeute avec lequel on se sent bien, c’est change tout et on avance tellement dans notre vie et notre vision des choses que c’est hyper réjouissant! et tellement moins douloureux au quotidien

  4. blogdemissbavarde 14 octobre 2011 à 13:48 #

    Pareil je trouve que c’est courageux car entreprendre la démarche n’est pas simple, et puis parfois c’est de quelqu’un de neutre dont on a besoin pour avoir un avis et non des personnes qui nous connaissent et nous aiment qui eux ne seront peut être pas objectifs !!

    • Chez Laet 14 octobre 2011 à 15:38 #

      Merci MissBavarde pour ta visite. Pour moi, commencer une thérapie ca s’est toujours fait dans un moment de grande détresse, donc la démarche a été assez simple.
      Mettre un pied à l’étrier m’a paru salvateur, mais rester en selle… là est le combat! Parce qu’une thérapie c’est comme du rodéo, des montagnes russes… Ça secoue dans tous les sens, tu perds tes repères, y a des hauts, y a des bas, mais il faut en passer par là pour y voir plus clair et se sentir mieux dans ses pompes!
      Quant aux amis, aussi chers nous soient-il, ils n’ont pas toujours les compétences pour nous aider à sortir la tête de l’eau, mais pour autant c’est génial de les avoir pour nous consoler, nous écouter, nous changer les idées!

  5. Aourell 14 octobre 2011 à 16:19 #

    Des psys j’en ai vu plusieurs en 10 ans, sur le nombre 2 seules ont été compétentes selon moi, dont l’actuelle que je n’ai vu qu’une seule fois mais avec qui le feeling est très bien passé. Certains étaient complétement tarés sans parler du dernier en date qui ne s’intéressait qu’à ma vie sexuelle.

    Il y a encore plus tabou que le fait de consulter un psy: le fait de faire un séjour en clinique psychiatrique.
    J’ai sombré en janvier dernier, un mois en clinique, un psy, là aussi, pas top (on passait à la chaîne, seulement 10 minutes par jour).

    Très peu de gens autour de moi sont au courant.

    Je ne suis pas folle, je suis une personne très souriante, réfléchie etc. Quand les gens découvrent mes angoisses ils tombent des nues…

    • Chez Laet 14 octobre 2011 à 16:42 #

      Merci Aurell pour ton feedback. Effectivement, bien que n’ayant jamais été confronté au sujet, je comprend aisément le tabou autour de la clinique psychiatrique. Je suppose que les gens y voient une image déformée de ce qu’on appelait les Asiles, et où les problématiques relevaient plus de la maladie ou du handicap mental que de la « névrose » légère.
      Est ce que ton séjour en clinique a été bénéfique, au delà du fait que le psy n’étais pas très disponible?

      Vis à vis de mon entourage ( je ne suis pas une blogueuse anonyme) je ne m’en cache pas mais je ne le cri pas non plus sur les toits parce que très souvent, je vois sur le visage des gens, la même expression de surprise et d’incompréhension, voire même de stupéfaction… Mais je m’en fous, parce que je me sens tellement bien grâce à la thérapie que je n’accorde aucune importance à ce que les gens peuvent penser. C’est juste que je trouve exaspérant tous les préjugés que les gens ont en la matière. En tout cas, maintenant, celles et ceux qui l’ignoraient sont au courant. Je n’aime pas les tabous, les sujets dont les gens préfèrent ignorer l’existence.

      C’est cool que tu ai trouvé un nouveau psy qui te conviennent bien et avec qui tu as un bon feeling!

      ps : que l’on me considère comme folle, je m’en réjouirai, car au pays des fous je serais la reine!! 🙂

  6. Igor Thiriez 14 octobre 2011 à 18:48 #

    Si la démocratisation du « psy » a du bon, il n’y a rien de pire que d’aller en voir un sans raison.

    • Chez Laet 17 octobre 2011 à 22:48 #

      oui c’est sur qu’il faut avoir des objectifs, sinon on perd un peu son temps j’imagine! enfin pour moi la question ne s’est jamais posée, j’avais toujours une bonne raison 🙂
      Merci pour la visite et le commentaire!

  7. nana 2 novembre 2011 à 20:26 #

    voici l’article dont tu m’as parlé je pense! ;o) je pense en effet que consulter un psy est une preuve de courage et non de faiblesse. Là encore, je partage ton point de vue et ton analyse bien plus serieuse que la mienne! ;o)

  8. Hachi 17 novembre 2011 à 14:45 #

    J’ai personnellement été voir deux psychologues à une époque. Et ça m’a tjs fait du bien.
    En ce moment, j’aimerai y retourner, mais ayant déménager, j’ai peur de ne pas trouver quelqu’un qui fasse l’affaire et ça me bloque…
    J’ai eu la chance dans mes deux précédentes expériences, de tomber sur des personnes qui convenaient, donc espérons que ça durera =)
    Mais je suis comme toi, je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse encore en être au stade « psy = fou » O.o

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