Le ridicule ne tue pas… Heureusement! (2ème partie)

28 Sep

La semaine dernière, je vous disais ici que j’étais la Reine de la Chute! Voici la suite de mes aventures!

Juin 2007 : ça faisait environ 3 semaines que j’étais « officiellement » avec mon chéri (l’actuel) et nous sommes partis avec une bande de potes (et de potes de nos potes) pour faire les descentes de l’Ardèche en Canoë. La 1ère matinée se passe bien, et aux alentours de midi on décide de s’arrêter pour pic-niquer. On trouve un coin sympa, on sort les embarcations et tout le monde commence à se poser…. sauf moi et une autre copine. Nous on a envie de faire trempette avant de manger nos sandwiches. On pose donc nos gilets (de sauvetage) et on redescend dans l’eau doucement. En Ardèche il n’y a pas vraiment de sable, c’est plutôt des galets. Je m’aventure doucement dans l’eau en faisant attention aux endroits où je pose les pieds. Oui parce qu’un pied mal posé ça devient vite une cheville twisté (tordue ça rimait pas)! Et puis il y a un autre petit soucis, dont je ne vais pas tarder à frais les frais… Les galets dans l’eau stagnante du bord de plage, et bien ils sont recouverts de vase et qui dit vase dit… GLISSANT! Voilà mon pied vient de glisser sur un de ces p***** de gros cailloux et moi j’ai fait une espèce de vol plané sur moi même pour retomber lamentablement et sans surprise…. sur mes fesses!
Je me relève ou pas? Ben oui, faudra bien que je me relève un jour? Les autres m’ont vu ou pas? J’ai envie de croire que non …. mais si bien sûr, puisqu’ils étaient tous assis, tranquillement en train de manger leur sandwich, face à l’Ardèche pour contempler la vue (la rivière, hein, pas moi!) Donc je me relève, à moitié trempée (ben oui parce qu’il y avait que 15cm d’eau) avec la peur au ventre de rechuter avant d’être sortie de l’eau. Heureusement pour moi, le destin a eu pitié de moi et j’ai pu regagner la « plage » sans soucis.
Moralité
: quand tu es en Ardèche, et si tu veux faire trempette, jettes-toi dans l’eau d’un coup!

Juin 2010 : nous étions invitée aux 30ans d’une amie l’été dernier. Ça se passait en plein air, sous forme de buffet. Nous étions donc debout (détail important pour la suite). Je connaissais quelques personnes, à commencer par notre hôte et son chéri, mon amie de longue date A., ses parents et son mari, et une ou 2 personnes de plus… Donc pas beaucoup sur l’ensemble des invités.
Je discute avec les parents de A., dont je pourrais presque dire qu’ils m’ont vu grandir, proche du buffet, quand un serveur approche dans notre direction, les mains chargées de plateaux sur lesquels sont posés l’approvisionnement du buffet. Chéri est plus loin et discute avec A. et d’autres. Dans un élan de connerie compassion pour le serveur, je décide de faire un pas en arrière pour lui laisser un meilleur accès au buffet. Mon pied droit recule de 15cm, avec détermination, et vient buter de façon totalement inattendue contre une dalle qui tient un parasol (voir image ci-dessous).

Ca y est, c’est foutu! Je sens déjà que la gravité de mon corps m’emporte vers l’arrière. Je n’ai rien pour me retenir (j’ai arrêté les arbres voir ici). Contrairement aux fois précédentes, les gens qui m’entourent assistent à ma chute lente mais certaine, et ont donc le temps de pousser des cris d’effarement, d’inquiétude! Le temps semble s’être mis en vitesse lente, je vois défiler les centièmes de seconde et je sais que le choc est inévitable. La mère de ma copine, (avec qui j’étais en train de discuter) dans une tentative désespérée de m’éviter la pire honte de ma vie, essaie de me retenir mais il est trop tard et la seule chose qu’elle arrive à attraper de moi sont ….. mes cheveux! La chute est violente! Je tombe sur le cul (et là vous devez vous dire qu’il est en acier mon cul vu le nombre de gamelle qu’il s’est pris! ben je pense que oui, acier ou béton armé), mon dos vient heurter le « mât » du parasol et je vois la moitié de ma crinière dans la main de la mère de A. Tout cela a fait un vacarme du diable sans compter les « hann » et les « mon dieu »… Pour le coup, je suis restée immobile un moment car super mal au dos! (note pour plus tard : je crois que c’est une bonne technique – feindre la douleur- pour que les gens aient de l’inquiétude plus que de la pitié) Ceux qui s’étaient arrêtés nets (c-a-d tout le monde) l’espace d’un instant, reprennent vite leurs discussions… Ouf! Moi je me relève non sans douleur, avec l’aide de mon chéri qui est venu voir si je bougeais encore. J’ai passé le reste de la soirée assise, loin du parasol vous vous en doutez, à répondre environ 50 fois à la question la plus humiliante  » ah c’est toi la fille qui est tombée tout à l’heure? » Plus aucun doute sur le fait que tout le monde me connaisse  maintenant!!
Moralité : quand t’es dans une soirée, laisse le personnel se démerder avec ses maudits plateaux de bouffe!

Et vous, des problèmes de chutes également?

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13 Réponses to “Le ridicule ne tue pas… Heureusement! (2ème partie)”

  1. Tristelune 28 septembre 2011 à 09:18 #

    Première fois que j’ai voulu mettre une jupe au collège, c’était une jupe « sac poubelle » longue. Je me suis gamellée en entrant dans le car (quelle idée de faire une première marche aussi haute aussi ?) j’ai dû grimper le reste des marches à genoux. Et le soir, en courant pour ne pas louper ce fameux soir, je me suis vautrée dans les escaliers. Je n’ai jamais remis cette jupe.
    Sinon un jour, au collège toujours, je jouais à chat perché (oui, j’étais en quatrième, mais avec mes copines on a toujours été de grosses gamines et on préférait jouer à chat que draguer les garçons, bref). On arrive dans le hall où il y a les casiers pour ranger les sacs, je me cache derrière un groupe de mecs, des sport-études, les grandes stars du collège, même moi j’avais un faible pour l’un de ces gus, ma copine me repère, je commence à détaler pour ne pas qu’elle m’attrape, mais il y avait du sable sur le sol… sable et carrelage : boum badaboum !
    Le mieux dans ces circonstances là, c’est de laisser faire le fou rire ^^
    J’en ai plein d’autres comme ça, au lycée, quand j’ai dévalé les escaliers sur le cul parce que j’avais simplement glissé à la première marche. Dans la rue quand mes jambes se mettent à se plier, sans que je ne sache pourquoi d’ailleurs, et que ça me fait perdre l’équilibre (et que je m’affale sur le mur le plus proche, comme une vieille bouse). Ou quand un lacet est défait et qu’évidemment tu ne trouves pas plus intéressant que de marcher dessus avec l’autre pied et de faire une galipette sur la chaussée…
    Je me sens à chaque fois ridicule, mais à chaque fois ça me fait tellement rire que je n’en ai plus tellement honte ^^

    • Chez Laet 28 septembre 2011 à 10:32 #

      Waouh dis donc, je crois que j’ai une challengeuse côté chute!! Moi je pense que j’en ai oublié certaines du collège ou du lycée!
      Mais effectivement il vaut mieux en rire de toutes façons. Quand je vois quelqu’un tomber devant moi j’ai souvent du mal à me retenir de rire, donc ça me dérange pas que les autres rient de moi, surtout lorsque moi-même je suis morte de rire

  2. Audrey 28 septembre 2011 à 12:26 #

    Allez quelques petites pour la route car chez moi ça a commencé très tôt :
    Je suis en primaire, j’attends ma mère à la sortie de l’étude dirigée (donc à 18h) avec mon frère. Pour passer le temps de décide de jouer à un jeu stupide qui consiste à sauter un pied sur le trottoir, l’autre sur la route et à croiser un coup sur deux.
    Pied gauche trottoir – pied droit route, puis hop pied droit trottoir pied gauche route et cela sans faire de demi tour sur moi-même.
    Résultat au troisième saut je me rate et paf je rate le trottoir avec mon pied droit, chute magistrale … mon frère mort de rire et ma cheville qui gonfle : résultat big entorse

    Rentrée au collège, on se regroupe gentiment par classe dans la cour en attendant notre professeur principal (heureusement pas en 6ème). On se rang à la queleuleu par ordre alphabétique et nous voila parti pour monter dans les escaliers … allez troisième marche je la rate, les autres qui suivaient obligés de m’aider à me relever et morts de rire. ça promettait la 5ème …

    Enfin une jolie rando en Corse en février au lac du Melu, il y avait de la neige et j’étais équipée de basket lisse … quelle idée. Peu de temps avant d’arriver au lac, je glisse sur la neige et me voila partie en glissade direction le ravin sous les yeux horrifiés de mon amie de rando. Ouf/Ouille une pierre m’arrête, on repart on voit le lac on pique-nique superbe vue sur le lac gelée recouvert de neige. (Je conseille d’ailleurs). Au loin on aperçoit des pisteurs qui redescendent en ski de rando. Bref je redescends avec une grande prudence. Les pisteurs nous rattrapent à l’endroit où il n’y a plus de neige. Ils sont super mignons (ce sont des pompiers) je dis à ma copine vient on suit leur rythme (pour ne pas perdre de vue leurs fesses musclées). Elle me répond attention à ne pas glisser. Moi : c’est bon il n’y a plus de risques il n’y a plus de neige
    Tu parles, je traverse un ruisseau en marchant sur une branche (mouillée donc) et non seulement je glisse, je tombe les fesses dans la flotte mais en plus les pisteurs se retournent, se marrent et m’engueulent à cause de mon équipement dangereux en montagne … tout gagné ce jour là !

    Mais bon j’avoue je suis une grande fan de bêtisiers ou les gens tombent ça me fait toujours beaucoup rire.

    • Chez Laet 2 octobre 2011 à 11:52 #

      moi aussi j’adore les bêtisiers « chutes »! Enfin parfois certains doivent se faire super mal! Moi j’ai de la chance (dans mon malheur) je ne me suis jamais fait très mal encore!
      Et pour les pisteurs, je crois que j’aurais fait pareil que toi, j’aurai foncé pour ne pas les perdre de vue 🙂

  3. Maria 28 septembre 2011 à 19:56 #

    et oui ça arrive.. cet été j’ai fait des frais aussi avec une chute mémorable dans un pédalo avec une posture totalement ridicule et un mal de chien j’ai failli laisser la moitié de ma jambe et je suis déjà tombé au milieu d’un supermarché sur une peau de banane!! il faut le faire quoi!!! tomber dans le piège le plus vieux du monde, et bé oui! ça arrive : ) on fait un club? je découvre aussi ton univers, je reviendrais, je me suis aussi abonnée sur Hellocoton 😉

    • Chez Laet 2 octobre 2011 à 11:55 #

      Merci pour ta visite Maria!
      Pour la peau de banane en supermarché, ça me fait penser à une « presque chute ». Le genre de situation où tu ne tombes pas vraiment mais où tout le monde te regarde. Je faisais mes courses, et j’étais à hauteur du rayon poissonnerie de Carr******, et j’avais pas vu qu’il y avait de l’eau sur le carrelage, j’avais 3 bricoles à la main dont une bouteille en verre à la main, du coup j’ai dérapé avec mes petites bottines, ça a donné un truc un peu bizarre! Heureusement je suis pas tombé, mais j’ai pas trainé pour rejoindre la caisse et partir vite!

  4. Claudia etc 28 septembre 2011 à 23:20 #

    Tu m’as bien fait rire!!!! Moi aussi j’ai des souvenirs honteux de chute : en plein passage piéton sur l’avenue des Champs Elysées, une branche qui a défiguré mon front en sortant juste d’une voiture, tombée dans l’eau à peine le pied posé dans un canoë…on en rigole toujours après mais sur le coup, on aimerait se cacher dans un trou de souris!!! 🙂

    • Chez Laet 2 octobre 2011 à 11:57 #

      lol ah je vois que tu fais dans le même style que moi! En lisant ton com’, je me rappelle justement que je me suis retournée bêtement dans mon canoe parce que j’étais rentrée trop vite dedans et qu’il était en équilibre sur le bord… c’était début sept mdr!!
      Moi aussi je cherche souvent le trou de souris mais jamais trouvé encore!

  5. Cœur de blogueuse 30 septembre 2011 à 23:57 #

    J’ai plutôt du bol on dirait, je chute rarement. Alléluia !

    • Chez Laet 2 octobre 2011 à 11:58 #

      Oui c’est une chance en effet! Parce que malgré l’expérience que j’ai de ce côté là, on ne s’y habitue pas vraiment, c’est toujours autant l’affiche! Heureusement je ne rougis pas facilement mais quand même!

  6. So Busy ! 6 octobre 2011 à 09:16 #

    Ma pauvre louloute, t’as du te bousiller le dos ! J’ai souris aussi lorsque tu disais qu’on t’avais demandé 50 fois si c’était toi, la fille qui était tombée…au moins, tout le monde t’as remarquée ! Vois le bon côté des choses, certaines tueraient pour une telle renommée…(euh, bon, d’accord, c’est pas un super argument…).

    En tout cas, chapeau pour tes fessiers en acier trempé, tu auras au moins gagné ça grâce à tes chutes (!). Et je confirme, tu es aussi forte sinon meilleure que moi en chute ! 🙂

  7. Elise 30 novembre 2011 à 16:58 #

    Généralement je ne tombe pas sur le cul mais je préfère m’étaler de tout mon long en avant.
    Un ou deux exemples en passant histoire de partager ton amour du ridicule.
    Métro à Paris, heure de pointe je suis à l’arrache pour prendre mon train pour partir en Week end. J’ai un sac de voyage en bandoulière. Evidemment ma P….. de carte orange décide de ne pas fonctionner et les tourniquets (enfin les barres horizontales qui tournent quoi..) refusent de me laisser passer. Qu’à cela ne tienne, je suis jeune, je vais passer par dessus!
    Je prends un peu d’élan parce que quand même je ne suis pas Nadia Commanesci, et d’un mouvement d’une grâce époustouflante je m’élève au dessus de ce foutu tourniquet. Et la je sens mon sac de voyage glisser doucement vers l’avant alors que je suis en plein vol avec pour conséquence de me tirer vers le sol ou je m’écrase exceptée la tête qui tombe sur ledit sac. Inutile de dire que personne ne s’est arrêté pour voir si ça allait…

    Une deuxième très récente. A la bourre mais vraiment cette fois pour prendre encore ce satané train pour Grenoble (décidemment…). Mes parents nous ayant déposé mes hommes (le grand et le petit) et moi devant la gare de Lyon il nous reste 3 minutes pour traverser le parking et la gare et choper notre train. Le grand homme attrape le petit et moi je me coltine la valise (ok c’était le moins lourd des deux), et nous voila courant comme des malades. La valise évidemment n’en fait qu’à sa tête et se retourne tous les 10m, mon homme m’a mis 50m dans la vue mais j’entends quand même le gamin hilare crier « plus vite!! cours! ». Après une course éffrénée j’aperçois mon homme qui monte dans le train en indiquant aux controleurs qu’il faut attendre le truc tout rouge qui souffle comme un boeuf la bas au bout du quai. Rassurée, je me relâche, me prends les pieds dans la valise et pars en vol plané sur le quai au milieu des passagers embarquant dans le train d’à côté, les différents sacs volant tout autour de moi. Un gars s’arrête me demande si ca va, je le regarde même pas en 2s je suis sur mes pieds et je reprends ma course folle.
    Arrivée dans le train, une fois ma respiration reprise( une bonne demi-heure), je me suis rendue compte que je m’étais éclaté les genoux (qui ont du tout amortir.

    Je t’ai déjà recontée celle du tire-fesse ou question honte c’était pas mal…

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